TUNISIE : MONCEF MAZOUKI, LA DERNIÈRE TENTATIVE

La présidentielle tunisienne s’annonce passionnante. Entre le courant démocrate et progressiste, ceux de l’ancien système, les islamistes modérés et les moins de 50 ans plus proches de la modernité, la concurrence s’annonce rude pour l’ancien président Moncef Marzouki qui est probablement dans sa dernière tentative après l’échec de 2014.

En 2014, Moncef Marzouki avait obtenu 44,5 % de suffrages face au défunt président Béji Caid. Lui qui s’était déjà habitué au palais lors des trois années d’intérim après la chute de Ben Ali. Depuis lors, il se considère come le principal opposant au pouvoir face à ses anciens alliés du parti Ennahdha. 

Certains disent de lui qu’il est un général sans troupes, d’autres le trouvent un peu clivant dans son discours. Mais la géopolitique tunisienne actuelle ne rassure personne. Car Béji Caid est mort en laissant un pays qui emprunte à peine la voix démocratique. Les partis politiques peinent à avoir un consensus sur leurs candidats, même Ennahdha semble en perte de vitesse en termes de poids politique, le premier ministre sortant ne fait pas l’unanimité au sein de Nidaa Tounes et s’est même fait devancer par le ministre de la défense Abdelkarim Zbidi, Nabil Karoui qui bien que populaire traîne de nombreuses casseroles derrière lui. Abir Moussi defend l’héritage de Ben Ali ce qui lui rend la tâche de briguer la présidence difficile. Mongi Rahoui, Mohamed Abbou et Abdel Fattah Mourou semblent être les sérieux adversaires de Moncef Marzouki.

À 74 ans, le médecin et fondateur de Karak Tounes malgré sa popularité en baisse, le manque de moyens financiers et l’isolement dont il est victime depuis un certains temps, a une image d’homme incorruptible, caractéristique essentielle pour un candidat. Il est par ailleurs le seul candidat doté d’une expérience politique signifiante ayant dirigé le pays pendant trois ans. Son dernier livre pouvoir retranscrit ses mémoires. Il peut s’appuyer sur cette expérience pour convaincre les tunisiens de lui faire confiance mais il devra faire les yeux doux à son ancien allié d’hier Ennahdha avec qui il partage les mêmes zones d’influences.

5 thoughts on “TUNISIE : MONCEF MAZOUKI, LA DERNIÈRE TENTATIVE”

  1. ” Incorruptible ” vous dites ??? Pour insulter les Tunisiens et rabaisser la Tunisie sur la chaîne Al Jazira, il se fait payer 50000 dollars !!! Pour accéder une deuxième fois à la magistrature suprême (un rêve qui ne se réalisera jamais), il n’hésite pas à puiser largement dans les millions de dollars que le Qatar verse à une pseudo ONG caritative gérée par les frères Daïmi…. Ce ” Déséquilibré mental ” continue à se présenter comme un défenseur des droits de l’homme alors que c’est lui qui a ouvert largement les portes du Palais de Carthage aux pires salafistes instigateurs de terrorisme et de guerres civiles… Après quoi, il n’a as honte de continuer à empocher les 30000 dinars en sa qualité d’ancien président de la république… C’est vraiment, VRAIMENT malheureux de trouver encore des “gens ” qui le soutiennent ou même de prononcer son nom sans éprouver une forte envie de vomir…

    1. Que de mensonges !! Jamais il n’a été payé 50 000$ par mois par Al Jazeera, jamais il n’a “puisé largement dans les millions de dollars” du Qatar.
      En tant qu’ancien président, il touche beaucoup moins que 30 000 DT par mois.
      C’est vous et vos mensonges qui sont à vomir…

  2. Heya i’m for the first time here. I came across this board
    and I find It truly useful & it helped me out a lot.
    I hope to give something back and help others like you aided me.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *