TUNISIE : DÉCÈS DU PRÉSIDENT BÉJI CAïD ESSEBSI, QUI VA ASSURER L’INTERIM DU POUVOIR ?

 Après le décès du président Béji Caïd Essebsi ce jeudi 25 juillet à l’hôital millitaire de Tunis, le président du parlement Mohamed Ennaceur dévrait prêter serment au Parlement aujourd’hui à 14h00 pour  assurer l’intérim durant 45 à 90 jours pourtant, la Cours constitutionnelle qui doit constater la vacance du pouvoir  n’est pas encore effective…

Huit ans après la révolution, la Tunisie n’a toujours pas de Cour constitutionnelle. L’instance provisoire qui la remplace ne dispose pas de prérogative claire en cas de vacance du pouvoir. Ce Jeudi 25 juillet, le président tunisien, 92 ans, a quitté définitivement la scène politique tunisienne laissant derrière lui un pays politiquement tendu à à l’approches des prochains scrutins présidentiels et législatives prévu en octobre et novembre 2019.

Jeudi après les attentats suicide et l’hospitalisation du président Essebsi, Mohamed Ennaceur a réuni à l’Assemblée les chefs des blocs parlementaires. Selon l’article 84 de la Constitution, il revient à la Cour constitutionnelle de constater la vacance du pouvoir et de confier la présidence par intérim, soit au président du Parlement en cas de décès du président de la République, soit au Premier ministre en cas de vacance temporaire.

QUE RETENIR DE SON PARCOURS POLITIQUE?

Né le 29 novembre 1926, Béji Caïd Essebsi a été élu au suffrage universel en 2014. Avocat et homme d’État tunisien, il a occupé plusieurs postes de responsabilité, notamment, directeur de la sûreté nationale à la suite d’un complot contre [l’ancien président et fondateur de la Tunisie moderne Habib Bourguiba, secrétaire d’État adjoint à l’Intérieur auprès du ministre Taïeb Mehiri, qu’il remplace en 1965. Il a été, également, ministre de la Défense ainsi que ministre des Affaires étrangères, sous Bourguiba.

À la suite du coup d’État du 7 novembre 1987, initié par l’ancien Premier ministre, Zine El-Abidine Ben Ali, Essebsi intègre le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti du président Ben Ali, déchu en 2011. Il redevient député puis président de la Chambre des députés, à la suite de quoi il se retire de la vie politique.

Béji Caïd Essebsi réintègre la vie politique en 2011 après la révolution et devient chef du gouvernement. En 2012, il crée son propre parti, Nidaa Tounès (L’appel de la Tunisie), qui remporte les élections législatives de 2014 puis remporte l’élection présidentielle face au président sortant Moncef Marzouki. Le président Essebsi est mort à quelques mois de la fin de son mandat présidentiel, les prochaines élections devraient se dérouler en novembre prochain. Sa disparition coïncide avec le 62e anniversaire de la République tunisienne. Il devait présider la cérémonie de célébration de cet événement. (Source : journal libération)

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