PRÉSIDENTIELLES EN TUNISIE : ET SI NABIL KAROUI PASSAIT LE PREMIER TOUR ÉTANT EN PRISON ?

Arrêté le 23 août dernier alors que son dossier avait déjà été validé par l’ISIE (l’Instance Supérieur Indépendante des Élections), Nabil Karoui favori des sondages à la présidentielle du 15 septembre prochain continue tout de battre campagne depuis la prison.

Comme l’indique le nom de son parti « Qalb Tounes » « Au cœur de la Tunisie », le candidat Nabil Karoui semble être au cœur de la Tunisie en ce moment. Le fait qu’il se retrouve en prison semble donné une originalité à sa campagne. Grand absent du dernier débat télévisé, il avait adressé une lettre à ses militants lors de son premier meeting d’ouverture à Gafsa la ville minière dont il est originaire.

Le puissant publicitaire et homme des médias controversé, arrêté le 23 août pour blanchiment d’argent peut compter sur son épouse, Salwa Smaoui qui est déterminée à faire entrer son époux au palais de Carthage. Discrète et sobre, cette quinquagénaire cadre de Microsoft n’est pas dans les instances du parti de son époux, (le coeur de la Tunisie), mais elle a été ovationnée dans une salle comble dans la ville minière de Gafsa, dont elle est originaire.

ET S’IL PASSAIT LE PREMIER TOUR EN ÉTANT EN PRISON ?

C’est la question que se posent désormais ses militants ainsi que plusieurs observateurs nationaux et internationaux. Le moment était-il propice pour son arrestation alors que la Tunisie veut donner l’image d’une démocratie moderne. Coup du sort ou manoeuvres politique, ses partisans soulignent que cette arrestation est entachée d’irrégularités, accusant son rival, le chef du gouvernement Youssef Chahed, d’en être l’instigateur, ce que ce dernier a démenti. La justice a rejeté mardi en appel une demande de libération de M. Karoui, mais sa candidature à la présidentielle reste pourtant valide. Ce dernier est détenu à 20 km de Tunis, à la prison de la Mornaguia. Les avocats ont réclamé qu’il puisse faire campagne comme les autres, l’un d’eux qualifiant son client de “prisonnier politique”.

Le candidat inculpé le 8 juillet a été arrêté de façon rocambolesque par des policiers en civil qui ont encerclé sa voiture alors qu’il rentrait d’une tournée pré-électorale, à quelques semaines du premier tour de la présidentielle. À six jour du premier tout personnes ne peut pour l’instant imaginer le scénario de sa libération dans les prochains jours.

Tara Magazine

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