GUINÉE ÉQUATORIAL : CONSTRUCTION D’UN MUR À LA FRONTIÈRE AVEC LE CAMEROUN

Il n’y a pas que Donald Trump qui construit un mur, en Afrique Centrale, la Guinée équatoriale serait entrain de construire un mur à la Frontière avec le Cameroun et cela pour des motifs divers.

A vu d’œil, c’est de longues fouilles qui serpentent la forêt équatoriale. S’agit-il de la construction d’une route ou d’un mur ? personne ne peut le confirmer côté camerounais. Mais le va et vient incessant des autorités équato-guinéennes fait planer l’hypothèse de la construction d’un mur pour fermer définitivement la frontière avec le Cameroun.

Tous contre un, c’est ce que semble faire la Guinée Équatoriale. La signature des accords de libre échanges à Niamey, l’intégration sous régionale et la libre circulation des personnes et des biens prônées par les pays d’Afrique centrale semblent ne pas plaire au pays d’Obiang Nguéma.

La construction de ce mur à la frontière avec le Cameroun montrerait selon certaines sources que la Guinée est sur le point de renier les accords de libres échanges qu’elle a pourtant ratifié. Baltasar Engonga Edjo’o ministre d’État équato-guinéen de l’intégration sous régionale a pourtant affirmé au sortit d’une audience il y a quelques semaines avec le président camerounais Paul Biya que leurs échanges ont porté sur le renforcement de l’intégration au sein de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale). Peut-on affirmer une chose et faire le contraire dans la pratique ?

Le gouvernement équato-guinéen pense que l’origine du coup d’État manqué de 2017 proviendrait de la porosité de la frontière camerounaise au niveau de la ville frontalière de Kye-Ossi qui laisse passé des éléments clandestins en provenance de la République Centrafricaine et du Tchad. La ville de Kyo-Ossy est une passerelle importante dans les mouvements de va et vient des populations des deux pays. Déjà en 2018, la Guinée équatoriale avait fermé cette frontière protestant l’afflux important des camerounais vers la Guinée Équatoriale.

Alors que la frontière équato-guinéenne reste toujours fermée après plusieurs mois, les déclarations du ministre d’État à la sortie de l’audience avec Paul Biya n’ont pas suffit à lever ce doute qui continue de planer sur les esprits des autorités camerounaises et même ceux des défenseurs de l’intégration sous régionale.

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